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10/08/2008 14:59
La journée d'école terminée,"" celles, qui étaient de corvée de nettoyage ne quittaient la classe que lorsqu'elle était rangée et propre"", nous sortions en rang deux par deux en silence, sans bousculade, sans chuchotage, ni ricanement, ""LE SILENCE TOTAL "", croyez moi, on respectait les consignes, personne n'avait envie de faire 1/2 heure de plus dans la classe... ..
nos cartables n'étaient pas lourds, nous n'avions que le livre qui nous servait pour les devoirs du soir, le cahier de brouillon, l'ardoise, et le plumier . enfin ça, c'était à mon école
"" SEVIGNE, DE FLERS"" . Nous prenions nos petites jambes, elles nous semblaient toutes légères et en pleine forme, prêtent pour la décontraction, quel régal, le papotage avec les copines sur le chemin du retour. le soucis des voitures, nous n'en avions que peu qui circulait, alors.... nous étions tranquilles. Sur le chemin je devais prendre le pain, pain de 4 livres" avec la pesée" vous avez peut-être connu cela quel bonheur, cette pesée était le complément du poids , si le pain ne faisait pas ses 4 livres... je me faisais un régal de la manger, elle était croquante, avec le bon goût de pain frais, les Mamans de l'époque, savaient, que cette pesée manquerait à l'arrivée à la maison. pour moi elle servait de goûter, sec hummm!!! que c'était bon, j'y repense et sens encore le goût dans ma bouche. les jours où il n'y avait pas d'école le goûter était fait de lait caillé, ou d'une tartine de confiture à la rhubarbe. Arrivée à la maison, je prenais le broc à lait,

direction la ferme, qui n'était pas loin... nous avions déjà fait les km pour l'aller et le retour de l'école, et la fatigue commençait à se faire sentir. Pauvre broc à lait si il pouvait raconter tout ce qu'il a subit, il y en aurait pour un moment, et je te le secoues à droite et je te le secoues à gauche, fait des moulinets, afin de , comprendre ce que l'on nous expliquait à l'école, si, la force centrifuge , empêchait le liquide de tomber, c'était vrai , vous voyez nous aussi nous étions des enfants qui aimaient comprendre les choses que l'on nous expliquait, on faisait les travaux pratiques. mais le pauvre broc, les coups sont incrustes sur ses parois, un peu cabossé, il me semble.... Les devoirs et les leçons se faisaient tout de suite après, pas le temps de jouer, heureusement on se donnait du bon temps, sur le chemin du retour et pour aller chercher le lait, mais attention, sans traîner, car Maman "" elle devait avoir une pendule dans le ventre"".Le plus dur pour moi c'était la récitation , ma timidité ne m'aidait pas du tout, c'était l'angoisse pour moi, je la savais, avec beaucoup de mal, car j'avais du mal avec ma mémoire, mais au bout de quelques temps je commençais à la savoir, mais!!!n'arrivais pas à le dire tout fort devant les autres, on se moquait de moi disant que je ne la savais pas,,, ben non!!!c'était le fait de le dire devant tous....et de ne pas être aidée pour la mettre dans cette" caboche", qu'avec un mal fou. Que de souffrances et de peur que la Maîtresse m'interroge, et me demande de réciter, rien que ça je ne savais plus rien......
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